La réadaptation et la santé physique comme service essentiel

La réadaptation et la santé physique comme service essentiel

Avec la pandémie de Covid-19, nous avons été forcés de constater que le milieu de la réadaptation et de la santé physique était un élément oublié du système de santé et que l’importance de son rôle pouvait être mal reconnu.

Il y en a plusieurs exemples : la réouverture des centres de réadaptation privés a été permise en même temps que celle des salons de coiffure, on a également observé que les services de professionnels de la réadaptation ont été sollicités après ceux de l’armée pour aider à la crise dans les CHSLD. De plus, les physiothérapeutes et technologues en physiothérapie ont été délestés au dépistage du virus, alors qu’ils auraient été beaucoup plus utiles pour la santé de la population en maintenant les services en réadaptation. Que dire des professionnels de la réadaptation dans le privé qui ont été complètement mis de côté malgré leurs multiples messages envoyés pour venir supporter le système.

La réadaptation et la santé physique se doivent d’être un service essentiel, encore plus en temps de pandémie, pour la simple raison qu’elles jouent un rôle indéniable dans la santé de la population pédiatrique, adulte ou gériatrique, avec ou sans trouble neurologique ou orthopédique.

Cependant, on peut parfois se questionner sur la reconnaissance de l’urgence de la situation au niveau gouvernemental. Il semble que l’importance de la réadaptation et de la santé physique y soit peu reconnue reflétant un manque de volonté politique à améliorer ces services essentiels pour une meilleure santé des québécois.

État de la réadaptation et de la santé physique dans le système de santé québécois.

Avec le vieillissement de la population québécoise, on remarque une augmentation des besoins en réadaptation et en santé physique ainsi qu’une augmentation des troubles neurologiques. Plusieurs constats observés sur le terrain sont les conséquences d’un manque de considération pour ce secteur de la santé et une sous-estimation de son importance.

La réadaptation intensive (3-5h par jour) est inexistante dans le système public. Pour une personne nouvellement atteinte d’un problème d’ordre neurologique, cette approche est un élément essentiel. Que ce soit pour un enfant ou un adulte, cette réadaptation intensive détermine les capacités de la personne dans sa vie quotidienne, en plus de jouer un grand rôle dans son autonomie future et sa participation sociale.

Les services de santé physique pour les cas chroniques, dégénératifs ou la population gériatrique sont souvent retardés. Ces services sont cependant d’autant plus importants que, confinés chez eux ou en CHSLD, les gens ayant déjà une diminution dans leur autonomie peuvent perdre rapidement des capacités et de la masse musculaire, ce qui aura des conséquences directes sur leur potentiel et leur qualité de vie. Notons qu’une réduction des capacités cognitives a été corrélée à une baisse d’activité chez la clientèle âgée.

Or, un meilleur niveau d’indépendance fonctionnelle pendant plus longtemps contribue à diminuer la charge économique des populations pour la société. Avec une autonomie augmentée, les personnes peuvent être en mesure d’agir comme acteurs participatifs de notre société et peuvent donc ainsi en faire une vraie société inclusive.

S’ajoutent à cela les survivants de la Covid-19 qui sortent de l’hospitalisation et des soins intensifs complètement déconditionnés. Certains sont d’ailleurs aux prises avec des conséquences neurologiques importantes qu’il faut prendre en charge.

Aussi, il ne faut pas oublier les personnes en attente de chirurgie ou de traitement spécialisé, qui sont aux prises avec des douleurs et des difficultés à la mobilité, ou celles qui sortent de traitements complètement déconditionnés, mais ne savent pas où poursuivre leur réadaptation, car l’hôpital a donné congé en raison de ressources limitées par la Covid-19.

Pour tous ces cas, les services de réadaptation et de santé physique pourraient avoir un impact majeur. En effet, physiothérapeutes, technologues en physiothérapie, ergothérapeutes, kinésiologues et autres sont des experts du mouvement, de la mobilité, de l’autonomie et du conditionnement physique. Ils auraient donc un grand rôle à jouer à travers la pandémie afin de s’assurer que la population reste en santé malgré la situation.

Et l’activité physique en général dans tout ça ?

L’activité physique est définitivement essentielle. Ses bienfaits sont multiples, quelle que soit l’âge ou la condition. On compte parmi eux une diminution des risques de maladie cardiovasculaire, une diminution du niveau de stress, une augmentation d’énergie, un meilleur sommeil et une meilleure digestion.

On gagnerait donc à faire de l’activité physique en temps de pandémie, alors que l’on constate une dégradation de santé physique et mentale depuis mars 2020. On ne le dira jamais assez, la santé mentale et la santé physique sont reliées l’une à l’autre. Les kinésiologues, spécialistes du mouvement et de l’activité physique, devraient d’ailleurs être sollicités pleinement durant cette période afin de faire bouger les populations et les maintenir en santé. Leur rôle préventif en santé est indispensable et pourrait réduire un certain nombre d’interventions. La prévention, encore une variable que l’on oublie de mettre dans l’équation quand il s’agit de répartir les budgets en santé.

Bien que les gyms soient fermés en raison du confinement, les centres de réadaptation et de physiothérapie sont cependant toujours ouverts.

À Neuro-Concept, notre équipe multidisciplinaire continue de servir notre clientèle avec toute l’expertise dont vous avez besoin tout en respectant la sécurité des patients. Nous portons les protections individuelles recommandées et effectuons une désinfection du matériel entre chaque utilisation afin de nous assurer de réduire au strict minimum les risques de transmission du virus. Il nous fera plaisir de vous assister dans vos besoins, que ce soit avec l’aide d’un physiothérapeute, d’un technologue en physiothérapie, d’un kinésiologue ou d’autres professionnels. N’oubliez pas que bouger peut réduire bien des maux et en prévenir d’autres.